Foire Aux Questions

Questions




Réponses



Qu'est ce que la chiropratique ?

La chiropratique est une discipline de santé. Son objet est de contribuer au maintien et au rétablissement de cette dernière. Le chiropraticien est, de par sa formation, un spécialiste incontestable de la biomécanique vertébrale : il a pour centre d'intérêt particulier la pathogenèse, le diagnostic, le traitement, la prévention des altérations statiques et dynamiques des articulations vertébrales, Ces altérations sont appelées subluxations vertébrales ; elles sont fréquemment douloureuses ; elles ont, du fait de la relation étroite qui existe entre le système nerveux et la colonne vertébrale, une répercussion sur le fonctionnement de notre organisme, donc sur notre santé. Retour au début


Qu'est ce que la subluxation vertébrale ?

C'est un concept typiquement chiropratique. Il s'agit d'une réalité clinique qui se définit comme une perturbation fonctionnelle réversible d'une articulation. Du fait du stress physico-chimique qu'elle engendre au niveau des fibres nerveuses, elle peut avoir des manifestations locales ou périphériques. Elle peut aussi être en relation avec des atteintes organiques observables.

La SUBLUXATION est associée à l'un des éléments suivants : - perturbation articulaire avec mouvement anormal ou irrégulier de deux vertèbres successives ; - la fixation qui est une ankylose articulaire réversible de deux ou plusieurs vertèbres ; - la hernie discale au stade non encore opérable qui est une détérioration plus ou moins prononcée du disque intervertébral. Il ne faut pas confondre la subluxation vertébrale au sens chiropratique, avec le terme médical "subluxation" qui se réfère à une luxation incomplète ou dislocation partielle. Retour au début


Comment se déroule une consultation chiropratique ?

La phase fondamentale est le diagnostic ; celui-ci comprend les éléments suivants :

- l'ANAMNESE, c'est-à-dire l'interrogatoire du patient, constitue la première étape.

- la RADIOLOGIE est un élément essentiel qui nous permet de déceler et de localiser les modifications pathologiques, en particulier des os et des articulations. Elle nous permet de reconnaître un certain nombre de contre-indications telles que les tumeurs et les affections cancéreuses, les fractures et les luxations, les infections osseuses ou articulaires comme la tuberculose, l'ostéomyélite, l'arthrite infectieuse, la spondylodiscite, etc. Dans ces cas, le chiropraticien décide, le plus souvent, de ne pas intervenir et le malade est alors adressé à son médecin traitant ou à un spécialiste. La radiographie met aussi en évidence des affections auxquelles le chiropraticien adapte son traitement. Ces affections sont des anomalies (variations numériques, malformations : hémivertèbres, spina bifide, spondylolisthésis), des dysgraphies (Scheuermann, troubles de croissance), ou des troubles métabolisques (décalcification, ostéoporose, ostéomalacie) ou encore des ostéo-arthropathies et discopathies (pincement discal, arthrose, etc.).
Enfin , la radiologie permet l'analyse de la colonne vertébrale et du bassin : grâce à l'étude mécanique de la colonne vertébrale, le chiropraticien décèle certaines anomalies structurelles et fonctionnelles qui ne sont pas mises en évidence par l'interprétation classique du radiologue (subluxation, rotation, déséquilibre du bassin). Il s'agit là d'un apport original de la chiropratique à l'analyse radiologique. Le scanner devient de plus en plus un important examen de diagnostic en chiropratique.

- Le chiropraticien procède à un EXAMEN NEUROLOGIQUE (marche, réflexes, tests de la sensibilité et de la motricité ...) ;

- le chiropraticien peut être amené à demander des EXAMENS BIOLOGIQUES (analyse de sang, d'urine, etc.) ',

- l'EXAMEN CLINIQUE est fondé sur une série de tests qui aident à localiser les segments ostéoarticulaires à soigner et permettent de cerner la nature de l'affection. La palpation osseuse et musculaire nous donne des informations de premier ordre pour notre investigation diagnostique. L'ensemble de ces éléments est synthétisé pour nous indiquer la ou les subluxations à corriger.

La correction de ces SUBLUXATIONS est effectuée par un ajustement chiropratique, c'est-à-dire une action ponctuelle, précise, définie en direction et en intensité et appliquée sur le segment vertébral en cause. Le chiropraticien peut savoir dans les minutes qui suivent l'ajustement si l'effet souhaité est acquis ou en cours. Pour ce faire, il utilise les mêmes moyens qui lui ont servi à établir son diagnostic chiropratique. Retour au début


Quelle est la durée du traitement chiropratique ?

Plusieurs facteurs doivent être pris en considération :
- l'importance des lésions ,
- l'âge du patient ;
- son état général ;
- la chronicité des troubles vertébraux ;
- le mode de vie du patient ;
- les précautions élémentaires que prendra le patient pour éviter le retour du problème ; en d'autres termes, le respect qu'il aura d'une certaine hygiène vertébrale et générale.
Le traitement comprend plusieurs consultations dont le nombre et la fréquence sont fonction de tous les facteurs cités plus haut ; elles deviennent de plus en plus espacées au fur et à mesure que l'état du malade s'améliore et que la colonne vertébrale retrouve un équilibre statique et dynamique harmonieux.
Cependant, une réaction physiologique tout à fait normale (fatigue, courbatures, douleurs, voire exagération des symptômes) peut se produire pendant les deux à trois jours qui suivent le traitement. Par la suite, le chiropraticien peut, grâce à des consultations dont la fréquence varie de cas en cas, corriger d'éventuelles perturbations avant l'apparition des symptômes douloureux et des troubles fonctionnels. Cette démarche préventive s'avère à long terme rationnelle et économique pour le maintien de la santé et du bien-être. Retour au début


Est-ce que les manipulations sont dangereuses?

Pour corriger les perturbations neurovertébrales que nous appelons des SUBLUXATIONS, le chiropraticien exécute, non pas une manipulation, mais un AJUSTEMENT. Ce distinguo est d'importance même si, le chiropraticien lui-même utilise parfois le terme de manipulation.
En effet, la manipulation est l'acte qui consiste à amener une articulation à son degré d'amplitude physiologique maximale et à forcer encore le mouvement articulaire. La manipulation vertébrale s'applique le plus souvent sur tout un segment de la colonne vertébrale par exemple les cervicales ou les lombaires. Les forces introduites ne sont pas précisément définies en intensité, direction et point d’application.
Au contraire, I'AJUSTEMENT chiropratique est l'acte qui permet de restaurer la fonction articulaire normale grâce à l'application précise d'une force définie en direction et en intensité sur une vertèbre donnée ou un segment ostéoarticulaire donné.
Cette différenciation succincte suffit à mettre en évidence la spécificité et l'absence de traumatisme de l'ajustement par rapport à la manipulation.
« L'ajustement chiropratique est-il dangereux ? »
- Oui, s'il est pratiqué par un praticien non expérimenté.
- Non, s'il est pratiqué par un chiropraticien: sa formation universitaire est une garantie de sécurité et d'efficacité pour le patient. Retour au début


Que soigne la chiropratique ?

Les douleurs d'origine vertébrale sont les indications les plus connues. Citons à titre d'exemples :
a) les douleurs vertébrales à tous les niveaux : torticolis, cervicalgies, dorsalgies, Iumbagos, Iombalgies, etc.
b) les douleurs ou symptômes se manifestant à la tête ou au visage : certaines céphalées, migraines, douleurs oculaires, certains vertiges, certaines névralgies faciales, etc.
c) certaines douleurs dans les membres supérieurs, y compris dans l’épaule, le coude, ou l’avant-bras et la main : névralgies cervico-brachiales, périarthrites scapulo-humérales, paresthésies, « tennis elbow », etc ;
e) certaines douleurs dans les membres inférieurs, y compris dans le genou, la cheville et le pied , sciatalgies , cruraIgies , paresthésies, etc.
Certaines de ces douleurs sont souvent attribuées à l'arthrose, la décalcification, à « l' état nerveux » ou aux rhumatismes'' et considérées comme irréversibles (c'est loin d'être toujours vrai). La chiropratique moderne dépasse le cadre de la mécanique vertébrale et permet d'agir sur des troubles fonctionnels des différents appareils, symptômes accompagnés ou non de douleurs vertébrales : appareils respiratoire, digestif , cardio-vasculaire, génito-urinaire, nerveux. Malgré la variété des troubles susceptibles d'être soignés avec succès par la chiropratique, cette méthode n'est pas, et ne prétend pas, être une panacée.
Dans chaque cas clinique, grâce à son diagnostic, le chiropraticien peut, le cas échéant, adresser au spécialiste approprié les patients pour lesquels la chiropratique ne s'avérerait pas être la thérapeutique de choix ou d'urgence ou ceux pouvant bénéficier d'une thérapeutique complémentaire. Retour au début


Quel est le champ d'application de la chiropratique par rapport à la médecine ?

Le champ d'application de la chiropratique apparaît plus restreint que celui de la médecine qui embrasse théoriquement tous les aspects de la santé et de la maladie. La chiropratique occupe, en effet, un créneau laissé vacant par l'arsenal thérapeutique médical. La chiropratique est une méthode de soins naturelle qui se distingue de la médecine officielle, tant par sa philosophie que par le traitement qui ne fait intervenir aucun médicament, faisant appel aux seuIes ressources de l'organisme. La chiropratique s'affirme en tant que complément de soins médicaux traditionnels. Ce n'est pas un substitut de la médecine, ce n'est pas une autre façon de faire la même chose. C'est aussi un complément d'une importance primordiale si on l'envisage sous l'aspect de la prévention. Car, nous l'avons vu, on peut être en mauvaise santé sans ressentir de symptômes. On peut présenter des perturbations neuro-vertébrales sans en souffrir. Dans ces cas, par ailleurs les plus fréquents, le chiropraticien peut intervenir avant que les symptômes douloureux n'apparaissent, et donc, avant que le dysfonctionnement physiologique ne soit trop considérable. Les chances de recouvrer la santé sont donc d'autant plus grandes. La chiropratique a imposé le concept d'unité fonctionnelle de la colonne vertébrale et du bassin englobant les structures osseuses, cartilagineuses, musculaires, ligamentaires, les racines nerveuses et la moelle épinière. La situation du chiropraticien aux Etats-unis est identique à celle du dentiste. En effet, aux Etats-unis comme en France, l'art dentaire est une partie de la médecine, mais est pratiqué par les dentistes qui sont des thérapeutes indépendants, faisant des études parallèles mais différentes des études de médecine. En France, les chiropraticiens recherchent également un statut de thérapeute indépendant, semblable à celui du dentiste. Retour au début


Que faire pour prévenir les problèmes de colonne vertébrale ?

Le but de tout praticien de santé devrait être de conseiller et de soigner ses patients suffisamment bien pour que ceux-ci puissent se passer progressivement du thérapeute. Or, pour arriver à ce résultat, il faut, d'une part, amener la personne à une prise de conscience de ses responsabilités à l'égard de sa santé et, d'autre part, informer constamment, et non épisodiquement, des choses à faire et à ne pas faire pour conserver la santé. Ceci devrait être surtout l'affaire de l'école et des médias. Bien qu'un effort soit fait par les médias, il faut reconnaître qu'on privilégie encore les techniques de pointe spectaculaires de la thérapeutique qui ne sont applicables qu'à un groupe restreint de malades au détriment des conseils d'hygiène applicables à toute la population. Pour pallier cette carence, le chiropraticien, dans le strict cadre de sa compétence, est amené à donner des conseils utiles à la protection de la colonne vertébrale. Il s'agit par exemple de savoir corriger son maintien.
En position debout, gardez le dos droit, marchez la tête haute, campez-vous bien sur vos deux jambes si vous êtes immobile.
En position assise, évitez les fauteuils ou divans trop profonds, préférez un siège avec un dossier ferme, collez les fesses contre le dossier, évitez de croiser les jambes ou de vous asseoir sur une fesse.
En position couchée, éliminez la position sur le ventre qui met le cou en torsion pendant un temps trop long. Utilisez un oreiller dont l'épaisseur soit juste suffisante pour garder la tête et le cou dans le prolongement de la colonne vertébrale.
Pour ramasser ou soulever quelque chose, gardez le torse vertical et pliez les genoux. Evitez de combiner deux types de mouvements. par exemple une flexion et une rotation du cou et du torse.
Voilà le genre de conseils que nous sommes amenés à formuler et à respecter pour prévenir les problèmes de colonne vertébrale. Retour au début


Chiropracteurs et Ostéopathes : quelle différence ?

Depuis la reconnaissance officielle, la légalisation et l'intégration des chiropracteurs et des ostéopathes ou étiopathes (les étiopathes ont été regroupés sous l'appellation ostéopathe) dans le système de santé en France, une confusion règne.

Beaucoup de personnes ne comprennent pas la différence entre ces deux praticiens. En d'autres termes, pour la majorité du public (mais aussi d'autres professionnels de santé ) , ces deux praticiens font la même chose : soigner le mal de dos par manipulations vertébrales. Pourtant, le législateur a établi une nette différence entre chiropracteurs et ostéopathes fondée sur la qualité de formation de ces praticiens et leur position internationale dans les systèmes de santé. de fait leurs statuts respectifs sont différents, notamment dans les actes qu'ils sont autorisés à effectuer.

Les chiropracteurs sont très majoritaires dans le monde et ont une organisation internationale dominante bien établie et conforme à des critères du plus haut niveau offrant les mailleures garanties. En effet, le statut du chiropracteur observé dans le monde entier est partout celui d'un praticien de premier contact disposant, par la technicité de ses études universitaires , de la capacité de diagnosctic spécialisé (tout comme le dentiste dans son domaine). Il s'agit donc d'une profession indépendante à champ spécialisé, à l'instar du dentiste. Le chiropracteur est de ce fait considéré partout dans les apys socialement évolués comme l'expert mondail de l'appareil locomoteur par toutes les institutions (justice, assurances, administration, hôpitaux, armée, milieux sportifs , etc.). Les études de chiropraxie sont établies selon une seule norme internationale validée par de nombreux pays modernes. Elles se déroulent dans des facultés autonomes très bien organisées.

Il y a donc des différences notoires entre chiropracteurs et ostéopathes relatives au niveau d'étude, de compétence et de fiabilité, même si en France on tente de les minimiser. Voici un tableau résumant cette différence contenue dans la législation française (décret du 7 Janvier 2011).

Aussi est-il intéressant d'exposer le contexte international dont bénéficie la chiropraxie qui, rappelons-le, est une profession de santé autonome exclusivement réservée aux chiropraticiens diplômés. Or ce n'est pas le cas de l'ostéopathie, essentiellement établie en France, qui est exercée par des ostéopathes mais aussi utilisée comme technique annexe par des médecins, des kinésithérapeutes, des infirmiers , des dentistes, des sages-femmes, etc.

D'autre part, l'enseignement français de l'ostéopathie souffre depuis longtemps de sérieuses carences qui mettent en cause la qualité de ses nombreux diplomés... Fin Juillet 2012, le Ministère de la santé a annoncé un projet de réforme de la formation et de l'exercice de l'ostéopathie. En effet, 24 questions abordant lke sujet lui ont été adressées par les parlementaires en partie suite à un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), rendu public en mai 2012. Ce rapport met en évidence la mauvaise organisation et la faible qualité des procédures des écoles formant à l'ostéopathie, et ce malgré l'existance de deux décrets du 25 mars 2007 qui encadrent les actes pratiqués et les conditions d'agrément des écoles de formation mais ne définissent toutefois ni la nature des actes pratiqués ni le contenu précis de la formation aux concepts et à la pratique de l'ostéopathie. Les patients sont donc confrontés à une profession sans garanties appréciables, avec des expériences plus ou moins heureuses ; et l'ostéopathie en pâtit de plus en plus.

La chiropraxie n'est pas à mettre dans le même panier.

Une étrange requête

Pourtant, le syndicat des ostéopathes de France (SNOF) et l'association des ostéopathes Français (AFO) ont émis en Juillet 2011 un communiqué officiel encourageant leurs adhérents à demander au Ministère de la Santé l'usage du titre de ...chiropracteur! (sans en avoir le diplôme, bien entendu). Cette annonce est pour le moins étonnante de la part d'une profession ayant déjà obtenu ses statuts en 2010. il est fort dommageable que la profession ostéopathique se soit ainsi attiré les inimitiées du Ministère de la Santé qui a bien entendu refusé cette demande incongrue et pour le moins considérée comme déplacée , selon des sources internes. Retour au début


Un chiropraticien peut-il exercer au bord d'un terrain de sport, dans des vestiaires ou sur le bord d'un tatamis ?

L'ensemble des équipes de la ligue de hockey d'Amérique du nord, ainsi que celle de football américain sont suivit durant leurs entrainements et au bord du terrain par leurs chiropraticiens. Plus proche de nous, nous pouvons citer de nombreuses équipes de football européennes qui font appelle à un chiropraticien, notamment le Milan AC où l'intégralité de l'équipe médical est sous la direction d'un chiropraticien. Des chiropraticiens prennent aussi part dans l'encadrement de très nombreuses équipes nationales aux Jeux Olympiques. Pour plus d'informations veuillez consulter le site de la FICS Retour au début


Toutes ces questions/réponses sont issues du site de l'Association Française de Chiropratique .


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